RT 2012, pourquoi 1/6e de la surface vitrée ?

RT 2012, pourquoi 1/6e de la surface vitrée ?

La RT 2012 ou réglementation thermique 2012 vise à limiter la consommation énergétique d’un bâtiment en améliorant son efficacité énergétique. Parmi les mesures qu’elle impose, celle de prévoir au minimum 1/6e de la surface habitable en surface vitrée. Une mesure inédite et surprenante mais très efficace.

Pourquoi la RT 2012 ?

Le bâtiment est un secteur clé pour lutter contre le réchauffement climatique. Aussi, suite au Grenelle de l’environnement, certaines règles ont été mises en place, comme la RT 2012. Elle s’applique aux constructions neuves, et aux extensions de plus de 50 m2 depuis le 1er janvier 2013. Elle a pour but de réduire les consommations en énergie des bâtiments.

Le calcul prend en compte le chauffage et la climatisation, la production d’eau chaude mais aussi l’éclairage. Le total de ces dépenses ne doit pas dépasser 50 kWhep/m2/an pour un logement individuel, et 57,5 kWhep/m2/an pour un bâtiment collectif. Les contraintes sont les mêmes, qu’il s’agisse d’un logement ou de bureaux. Cependant des coefficients ont été mis en place pour que les valeurs soient cohérentes selon la région. En effet, les besoins en chauffage ne seront pas les mêmes dans le Sud ou le Nord de la France. Ainsi par exemple le coefficient est de 0,8 pour la région PACA tandis qu’il est de 1,3 en Haut-de-France.

L’attestation Bbio, remise au permis de construire, permet de valider le fait que le maître d’ouvrage va respecter ces critères.

Des moyens de construction différents

Depuis la mise en place de la RT 2012, la conception des maisons modernes a été retravaillée. L’accent est désormais mis sur des matériaux aux bonnes performances thermiques, pour maintenir la chaleur en hiver et conserver le frais en été. Si les coûts de construction peuvent parfois être un peu plus élevé, les économies au quotidien sont importantes ?

Plus de lumière et de chaleur naturelle à moindre coût

Les nouvelles constructions, soumises à la RT 2012, sont également plus lumineuses. En effet celle-ci impose, et c’est une première, une surface minimum vitrée supérieure ou égale à 1/6e de la surface habitable, ce qui correspond à environ 17 %. Ainsi si vous faites construire une maison de 100 m2, vous devez prévoir 17 m2 d’ouverture que ce soit des portes vitrées, des fenêtres, des lucarnes ou encore des velux.

Les avantages de ces ouvertures nombreuses, outre le confort de vie, c’est qu’elles apportent de la lumière mais aussi de la chaleur en hiver. En effet, aujourd’hui avec les doubles voire triples vitrages, il n’y a plus de déperdition de chaleur mais par contre, les constructions bénéficient de l’apport en chaleur du soleil en hiver. Une étude réalisée par le bureau d’études Carbonnel Ingénierie pour des syndicats professionnels, juste avant la mise en place de cette réglementation thermique 2012, a démontré que ce ratio de 1/6 de baies vitrées, par surface habitable est en effet un minimum et qu’au-delà, on augmente les performances énergétiques.

D’après le bureau d’études cela serait également intéressant d’un point de vue économique comme il l’expliquait à l’époque au Moniteur « À caractéristiques de vitrage et de menuiserie égales, lorsqu’on augmente la taille d’une baie, on augmente son ratio de clair de vitrage. Ainsi, le coefficient de déperditions de la baie diminue, son facteur solaire et son facteur de transmission lumineuse augmentent. De ce fait, les pertes par cette baie diminuent alors que les gains augmentent ». Et d’un point de vue économique, « en passant d’une fenêtre de 1,44 m² à une porte-fenêtre de 2,25 m², on augmente la surface de 56 % et abaisse le prix au mètre carré de la paroi vitrée de 14 % ».

Fermer le menu